
INFO DU COMITÉ DE MOBILISATION A L’INTENTION DES SALARIÉ-ES DE RADIO FRANCE
Nous sommes en grève depuis 56 jours contre le projet stratégique
d’économies imposé par la direction de Radio France et les conséquences
de ce projet sur l’emploi, les métiers et la dégradation de la qualité
des contenus de notre radio.
Nous n’avons pas été en grève si
longtemps pour qu’une majorité de syndicats (CFDT, UNSA, FO, SNJ)
signent, sans nous consulter, un protocole d’accord pour ouvrir d
es négociations basées sur une RCC* qui remplacerait un PDV*.
Dans les deux cas, il s’agit bien d’un plan social de licenciements !
Et nous nous opposons toujours à toute suppression d’emploi !
Contrairement aux informations qui commencent à circuler, la grève et la mobilisation continuent !
Grévistes, non grévistes, syndiqué-es non syndiqué-es, bref, vous tous salarié-es de Radio France, rejoignez-nous aux AG !
Prochaine AG demain 28 janvier à 13h au Foyer F
*PDV : Plan de Départs Volontaires
*RCC : Rupture Conventionnelle Collective
RCC, PDV, même combat !
Après 56 jours de grève, Sibyle Veil fait mine de découvrir les vertus de la négociation !
On voit que des lignes soi-disant inamovibles
peuvent bouger grâce à la mobilisation des salariés, grâce à leur grève
et grâce à la CGT qui porte seule un préavis reconductible.
La direction propose désormais aux syndicats de
négocier une rupture conventionnelle collective (RCC) à la place du plan
de départs volontaires (PDV) qu’elle voulait imposer jusque-là.
Ce changement de forme juridique permettrait,
promet-elle, une légère baisse du nombre de suppressions de postes (261
contre 299) et une centaine d’embauches de CDD comme monnaie d’échange.
Ça serait maigre, sans véritable garantie et cela
reste inacceptable. Ce n’est pas ce que demandent les salariés qui
exigent le retrait du plan d’économie depuis sa présentation, au
printemps dernier. C’est cependant sur cette voie que se sont engagées
quatre organisations syndicales en signant un protocole
d’accord de négociation.
261 suppressions de postes, cela voudrait dire
qu’une grande partie des réductions d’effectifs envisagées dans le PDV
resteraient d’actualité. Cela constituerait toujours une menace sur la
qualité et le volume de nos productions, sur nos
conditions de travail, et renforcerait les risques psycho-sociaux.
Sans compter les autres économies toujours
envisagées via des réorganisations, des suppressions de congés, des
modifications de systèmes horaires ce qui suppose la remise en cause de
l’accord 35h et des autres accords collectifs !
Sans oublier la transformation d’une partie des
comptes épargne temps (CET) en épargne retraite, autrement dit de la
capitalisation. Une proposition qui est un comble au moment où les
salariés de Radio France sont aussi pleinement engagés
dans le mouvement contre la réforme des retraites !
Quant au PDV, il n’est pas définitivement écarté,
contrairement à ce qu’a voulu faire croire Sibyle Veil dans un
communiqué relayé un peu hâtivement par certains journaux. Le protocole
d’accord de négociation, que la CGT n’a pas
signé,
reporte simplement de 2 mois, de fin mars à fin mai, le délai de
consultation du CSE central sur ce PDV. Si entre temps la négociation
pour une RCC échoue, la direction compte toujours mettre en place ce
PDV. Il pèse donc comme une menace pour mieux faire
accepter la RCC, en la présentant comme un moindre mal.
La CGT ne croit pas que cette négociation aboutira à un accord acceptable. Mais il est hors de question, en tant que 1er
syndicat dans l’entreprise, qu’elle en soit exclue ou qu’elle la
déserte. Elle s’y rendra pour y porter
les revendications des salariés qui s’opposent par leur grève à ce plan
d’économies et aux suppressions de postes, quel qu’en soit le cadre
juridique.
Paris, le lundi 27 janvier 2020
Syndicat CGT Radio France